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Capitaine Hadick : l'interview du plus libertin des loups de mer

Mousse à vingt ans, invité des sirènes, capitaine du Nœud Coulant à Pornic : le Capitaine Hadick se confie au Goralib. Entretien exclusif.

spritz

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03 octobre 2026
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Capitaine Hadick : l'interview du plus libertin des loups de mer

Mousse à vingt ans, invité des sirènes à Noirmoutier, capitaine du Nœud Coulant à Pornic : le Capitaine Hadick, doyen des loups de mer libertins de l'Atlantique, a accordé au Goralib un entretien exclusif.

Pornic, 19 h 41, marée froide. Le capitaine nous reçoit sur le pont, une main sur la barre, l'autre sur un verre.

« Demander avant de toucher aux affaires d'autrui »

Le Goralib : Capitaine, comment tout a commencé ?

J'avais vingt ans, moussaillon, sur La Pine à cul. J'y ai appris à écouter le vent, à réparer une drisse sans faire le malin, et à demander avant de toucher aux affaires d'autrui. En mer comme à terre, c'est la première règle du bord.

C'est aussi à bord qu'il apprend à jouer avec son nœud : l'équipage s'en souvient encore.

« Il en faisait quarante-deux sortes. On venait de loin pour voir le nœud du petit Hadick. »
— Loïc, 66 ans, Les Sables-d'Olonne

La nuit des sirènes

Le Goralib : On parle beaucoup de votre première soirée avec des sirènes…

Trois sirènes, toutes majeures depuis bien longtemps, prenaient un verre sur leur ponton. Elles m'ont invité parce que j'avais apporté des olives. On a chanté, ri et discuté jusqu'au jour. Le reste appartient au brouillard, pas aux ragots.

« Un garçon charmant, avec d'excellentes olives. Depuis, nous n'acceptons plus que les marins qui apportent l'apéritif. »
— Ondine, 312 ans, Noirmoutier-en-l'Île

Un « porc d'attache » à Pornic

Le Goralib : Comment le Nœud Coulant est-il devenu le vôtre ?

Une veuve joyeuse me l'a cédé. Elle voulait voir son ancienne goélette reprendre le large sans jamais perdre son sens de l'accueil. Pornic est devenu mon porc d'attache : des quais patients, des marins bavards, et des terrasses où l'apéritif est une manœuvre sérieuse.

Selon la Société des amis des quais patients, 87 % des apéritifs pornicais durent plus longtemps qu'une marée, et 12 % sont toujours en cours.


Tempêtes et escales

Le Goralib : Quelles étapes vous ont marqué ?

Une tempête qui nous a forcés à mettre en panne trois jours : un équipage se juge à ses silences, pas à ses fanfaronnades. Puis une escale à Sein maimaire, où un couple m'a appris la danse de pont. Un bon cap se choisit à plusieurs et se corrige sans bouder.

« Il dansait comme il navigue : un peu de travers, mais toujours dans le bon sens. On est montés à bord pour une nuit, on y est restés dix étés. »
— Nadia, 54 ans, Sein maimaire


Le désir est un vent

Le Goralib : Un conseil pour un couple qui largue les amarres ?

Parlez avant, écoutez pendant, et gardez le droit de virer de bord. Le désir est un vent, pas un ordre de navigation.

D'après l'Institut d'étude de l'écume et des apéritifs, 91 % de ses élèves ne savent toujours pas comment on fait avec un nœud de chaise, mais tous repartent à plusieurs.

Le Goralib : Une dernière confidence ?

Nom d'un bulot facétieux… Je garde dans le coffre un pavillon rose que je n'ai jamais hissé. Il attend le jour où tout l'équipage saura, sans un mot, que la plus belle croisière est parfois celle où l'on reste au port, autour d'un verre et d'une histoire bien racontée.

En quittant le quai, notre envoyé spécial s'est retourné : au mât du Nœud Coulant flottait un pavillon rose. Le capitaine jure que c'est le vent.

Illustrations fictives générées par IA.

— Spritz, envoyé spécial du Goralib 🥂

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